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Avatar de Rankh Revaza

J'ai apprécié la lecture de votre numéro. Je partage tout ce que vous avez dit. Une nouvelle fois votre texte a mis de l'eau dans mon moulin. Je viens de réaliser que les obstacles à la question posée sont aussi internes, à savoir notre égo, notre niveau de sincérité avec nous-même et nos motivations et désirs, notre rapport à l'image que l'on renvoie aux autres et notre désir de statut qui est difficile à assumer et nous met dans une forme d'inconfort et de malaise.

A cause de tous ces éléments cités, notre réaction à l'égard de la notion d'influence, influenceur, de visibilité, de vendre, se vendre, rendre visible son travail, nous conduit à ne voir que le côté péjoratif de ces mots qui en plus sont vidés de leur sens aujourd'hui, car dans notre égo, dans l'image que l'on a de soi, on aura l'impression que ce serait moins vertueux et moins noble de faire toutes ces choses que l'on finira par regarder avec une forme inconsciente ou non de dédain et mépris interne. Le fait de vendre quelque chose est considéré comme étant presqu'un acte sale. Et en tant qu'artiste, on veut souvent rester du côté de la pureté, de la beauté et de ce qui est noble. On veut obtenir les résultats au plus profond de nous, mais ne pas payer le prix qui va avec, ni mettre les mains dans le cambouis, sachant en plus que le monde d'aujourd'hui est complexe.

J'apporte une nuance. Quand on dit se vendre, à qui on se vend et à quel moment du processus de vie de la création d'une œuvre ? Avant que le travail soit rendu visible et en fonction des arts ou métiers, il y a un long chemin ? Il est tout à fait possible que lorsque l'œuvre est présentée au public, c'est le public qui sera au centre. Mais cela veut dire, qu'avant d'arriver à ce niveau, il est probable que l'artiste aura eu besoin de savoir se vendre dans le sens où il donne envie aux gens de s'intéresser à son travail ou à lui, pour ensuite s'intéresser à son travail, car n'oublions pas qu'il y a des relations humaines, et que rien n'est binaire. Parfois, on rencontre des gens, on s'intéresse à eux, on parle un peu de soi, et ensuite ils peuvent s'intéresser à votre travail, et ces gens ensuite pourront vous aider à faire connaitre ou rendre visible votre travail, si vous n'êtes pas un professionnel qui vend ou présente son travail en ligne. Bref, les choses sont un peu plus complexes, mais j'ai peut-être tort.

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J’ai beaucoup apprécié la lecture de votre article.

Ce qui m’a plu, c’est sa nuance. Vous ne présentez pas la visibilité comme une obligation, mais comme un outil au service d’un projet. C’est une distinction que je partage.

J’apprécie le distinguo que vous faites entre « se vendre » et « rendre son travail trouvable ». J’ai trouvé cette formulation très juste.

Je pense que vos conseils seront précieux pour les personnes qui souhaitent développer un projet professionnel en ligne.

Mon parcours m’amène à porter un regard un peu différent sur cette question. J’ai souvent constaté que les personnes venaient naturellement vers mon travail, sans que je cherche particulièrement à le promouvoir. C’est sans doute pour cette raison que je me reconnais dans l’idée qu’un travail puisse être découvert comme un trésor, plutôt que d’avoir à être constamment mis en avant pour exister.

Je crois comme vous qu’il existe des personnes qui viennent simplement partager, créer ou échanger, sans chercher à répondre aux codes de la visibilité. C’est probablement ce que j’apprécie le plus sur Substack. Cette plateforme laisse encore de la place à ces différentes manières d’exister. Chacun peut y trouver son équilibre, selon ses objectifs et sa personnalité.

Pour rebondir sur votre réflexion autour de l’influence, j’ajouterais que le mot « influenceur » souffre aujourd’hui d’un héritage culturel assez lourd. Entre les scandales, certaines pratiques commerciales discutables ou encore l’image véhiculée par certaines figures publiques, il est devenu chargé d’une connotation négative. Je pense d’ailleurs qu’il a largement dépassé son sens premier. Au fond, nous influençons tous quelqu’un, à une échelle ou à une autre. Pourtant, ce terme est aujourd’hui davantage associé à un métier qu’au simple fait d’exercer une influence.

Je suis curieuse de découvrir la suite de votre réflexion.

Merci pour ce partage!

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