25 Commentaires
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Avatar de Rankh Revaza

Je vous remercie pour votre article qui m'a éclairé de manière implicite sur un sujet qui n'aurait rien à voir de prime abord, mais qui est lié en réalité. J'ai l'impression que la question de la ligne éditoriale est liée à une peur inconsciente de ne pas être lu. Et du coup, au fond de nous, on en vient à chercher inconsciemment à chercher une ligne éditoriale rassurante qui rentrerait dans une case et qui correspondrait à ce que les gens voudraient vraiment sur Substack, au-delà de ce dont on voudrait vraiment parler soi-même sur notre newsletter.

Sauf, que dans ce cas c'est le serpent qui se mord la queue. J'ai réalisé que l'intérêt de Substack c'est d'une certaine manière de recruter une armée d'auteurs qui créeront du trafic et des abonnements. Ainsi, tous les articles parlant de Substack ou de la création de newsletter sont plus mis en avant. Donc, chacun d'entre nous est à la recherche d'astuces pour réussir à s'y retrouver sur Substack et pour réussir à faire marcher sa newsletter. Mais, il y a un truc tordu qui s'opère, c'est que les gens ayant appris des choses dans ses articles, se mettent eux-mêmes à parler de Substack ou de toutes les choses qui permettent de réussir sa newsletter. Si bien que la ligne éditoriale de base qu'ils avaient, ne reposera plus sur ce qu'ils veulent, mais plutôt sur ce que le public veut sur Substack à un instant donné.

Et le problème est que sur Substack, la majorité d'entre nous, voulant comprendre comment marche réellement Substack et comment réussir dessus. Sauf que la réussite sur Substack repose sur le fait de donner des astuces à tous ceux qui voudront créer du contenu sur Substack (écriture, branding, marketing, copywriting. Donc, c'est le serpent qui se mord la queue. Des contenus d'astuces et de formation d'une certaine manière, qui vont accoucher d'autres personnes qui feront la même chose, à savoir proposer des astuces et formations. Ainsi, c'est une peu comme une entreprise qui règle un problème immédiat. Ce qui veut donc dire que Substack ne pourra pas remplir la mission de plateforme d'écriture, destinée à la base pour les journalistes, les auteurs, artistes... Ce n'est donc pas destiné à (l'heure actuelle) aux créatifs, artistes, intellectuels, auteurs... Mais j'ai peut-être tort.

Avatar de Emilie Delorme

Merci pour ce commentaire passionnant qui fait fait écho à un autre article que j’écris en ce moment parceque moi aussi je me pose la question . Je constate que dès que je parle de Substack ou de comment faire quelque chose sur cette plateforme . Les performances de l’article sont excellentes …Dès que je sors du cadre en revanche cela déviant très aléatoire .jessaie donc d’analyser de façon factuelle et rigoureuse ce qui m’en est réellement pour voir si oui ou non les non experts qui n’ont rien à vendre d’immédiat ont leur place ici ! J’espère arriver à’ grâce à cela à me faire une opinion sur le sujet !

Avatar de Rankh Revaza

Cool. Hâte de lire vos découvertes.

Avatar de ijin

Ah ah j'ai le même sentiment, chaque note que je vois passer avec le mot "Substack", ou sur du coaching, attire bien plus de likes que du contenu plus littéraire ou artistique… un algorithme bien triste. Mais pour écrire/blogger gratuitement, il faut bien en parallèle un modèle qui rémunère la plateforme ! Substack est-il déjà condamné ?

Avatar de Rankh Revaza

Tout dépend de ce que Substack croit qu’il est. La plupart des réseaux sociaux prospères vivent avec le modèle de la publicité. En apparence, Substack dit qu’il veut se baser sur les abonnements et devenir un moteur culturel. Sauf que vous et moi savons le monde dans lequel nous vivons. Si on se base sur les chiffres et les faits, très peu s’intéressent vraiment à l’art, à la peinture, au théâtre, aux arts plastiques, à la danse, à la photographie, au graffiti, à la littérature, aux sciences, à la bande-dessinée, aux comics, aux mangas, à la sculpture, à l’art contemporain…

Factuellement, le divertissement le plus mainstream est le cinéma, la musique et la série tv. Très peu vont au cinéma pour regarder des films d’auteur, hormis pour les blockbusters ou films dit populaires, et la plupart d’entre nous consommons la musique et les série tv essentiellement par le biais du streaming.

Personnellement, je ne veux pas souffrir en ayant des attentes démesurées, irréalistes, ou en pensant que j’arriverais à vivre de mon art grâce à Substack. En revanche, mon véritable plaisir, au-delà de ce que je fais, réside dans le fait d’échanger avec des gens qui sont passionnés par des choses et travaillent dans le temps long.

Avatar de Gabilavie

Je pense que chacun d'entre nous a son univers interne et sa vision du monde, et que ce qui les compose est, par définition, lié.

Dans un monde qui cherche à stratégiser nos essences, je pense que la difficulté n'est pas de les identifier, mais d'oser les partager. D'oser les exposer dans l'espoir qu'elles transmettent quelque chose, qu'elles résonnent chez d'autres, sans se sentir censuré.

À chaque fois que l'on me demande de définir mon univers, je suis comme paralysée. Je viens à peine de commencer à vivre pleinement mon identité plurielle. Réduire, catégoriser, sérier revient parfois à enfermer.

C'est bon de rappeler que nous vivons dans un monde où les lignes éditoriales de nos vies et de nos expériences n'ont pas forcément vocation à entrer dans des cases, à être enfermées. Il y a quelque chose de beau dans les personnalités qui évoluent, changent et se transforment au gré de leur curiosité et du contact avec la pensée de l'autre.

Avatar de Emilie Delorme

Ce que tu décris, cette difficulté face à la définition de soi, je la reconnais complètement et c’est pour cela que j’ai eu envie d’écrire cet article : parce que la ligne éditoriale telle qu’on nous la vend ressemble à une case qu’on doit remplir une fois, alors que chez moi, elle se construit en marchant, en tâtonnant, en assumant qui je suis.

Je pense que la ligne éditoriale n’a pas vocation à figer qui on est ! Elle sert juste à donner un fil, une cohérence lisible pour l’autre.

Merci pour ton commentaire . C’est exactement le genre de réflexion qui me donne envie de continuer à écrire sur ces sujets 🙏

Avatar de CineManiac/Camille MM

Trouver une ligne éditoriale en amont est très difficile. Je me réfère toujours à mon blog : j’ai trouvé ma ligne éditoriale en cours mais cela a été long. Ici, je flotte un peu… Cette méthode dont tu t’es inspirée est rassurante par sa souplesse.

Avatar de Emilie Delorme

je suis vraiment ravie que tu la trouves rassurante car je trouve que beaucoup de méthode sont “enfermante” .Et à l’inverse de ton ressenti, de nombreuses personnes se sentent rassurées lorsqu’on leur dit exactement quoi faire de façon très précise (exemple, choisis une niche précise et tout sera plus simple) mais je pense qu’à terme cela crée de l’inconfort car pour beaucoup de personnes qui n’ont pas de niche précise ( et nous sommes nombreux) cela ne nous correspond pas complètement. je pense vraiment qu’il est important d’amener de la nuance et de la souplesse dans les méthodes marketing vendues comme efficace au risque que cela devienne contre productif ! la trouver en cours comme tu la fais c’est souvent la manière la plus juste de le faire (mais pas la plus rapide, on est d’accord:))

Avatar de Em'

J’ai tellement été dans une "niche" que je perdais ma curiosité, mon envie de partager. Depuis que je suis revenue sur Substack je me prends plus la tête, je partage ce que j’aime, mes expériences, ce qui m’anime et au fond je crée un fil rouge sur ce que je veux vraiment partager.

J’en ai marre des niches, j’veux juste être moi, partager ce que je veux. Juste incarner ma vision, partager ☺️

Avatar de Emilie Delorme

Tu as raison de vouloir suivre tes envies . Je pense qu à terme c’est contre-productif de s’enfermer si on a pas envie de le faire ! Car je suis d accord moi aussi cela bride ma créativité et ma curiosité.

Avatar de Kael Vita

C'est exactement pour cette raison que je suis sur Substack, je peux parler de pas mal de choses différentes et je n'aime pas m'enfermer dans une case.

Je veux suivre mes envies et ne pas me prendre au sérieux.

C'est vrai que ça fait du bien de voir que d'autres personnes partagent ce point de vue.

En tout cas merci pour ton article.

Avatar de Emilie Delorme

Avec plaisir ! Jai jamais aimé les cases et je suis ravie de voir que nous sommes plusieurs à ne pas vouloir s’y enfermer !

Avatar de Gabrielle

Je bataille également, merci pour ton analyse !! Je comprends pourquoi une niche est plus pertinente et claire mais je n’en ai aucune envie … est-ce que tu penses que l’usage des notes te permet de structurer un peu ta ligne éditoriale personnelle ?

Avatar de Emilie Delorme

Pas vraiment je dirais plutôt que l’usage des notes me permet de l’élargir . De parler de choses et d’autres dont j’ai envie de parler de mes humeurs du moment, des choses qui me touchent. L’usage de la note apporte une dimension plus « intime et spontanée » à mon contenu je pense en tout cas c’est comme cela que je le vis . Alors que mes articles me prennent souvent beaucoup de temps et de travail et le plus souvent ce sont qui structurent ma ligne car ils font partie de l’un de mes 4 piliers ..

Avatar de Mike

Je trouve qu’avoir un univers qui mélangent des choses qui à priori ne semblent avoir rien à voir est super puissant.

Avoir des piliers ca permet de construire un truc unique et même si certains te suivront uniquement pour un type de contenu, bah de fil en aiguille ils vont peut être aussi accrocher sur d’autres trucs et c’est là que tu crées quelque chose de puissant.

Avatar de Emilie Delorme

Je suis d’accord ! Tu crées « un univers » et un univers c’est tellement plus puissant « qu’un sujet »

Avatar de Mike

Surtout ça saoule au bout d’un moment de parler que d’un seul truc

Avatar de Nouha Smaali

J'ai beaucoup aimé l'idée générale de l'article, surtout la façon dont tu déculpabilises celles et ceux qui ont plusieurs centres d'intérêt et qui ont parfois l'impression de s'éparpiller.

Je te rejoins sur le fait que nos centres d'intérêt personnels nourrissent notre univers, c'est ce qui rend une newsletter unique et attachante.

La seule nuance que j'apporterais concerne la cohérence éditoriale. Je suis d'accord qu'on peut parler de sujets très variés, mais pour moi il faut faire en sorte qu'ils renforcent tous la promesse globale du média. C'est cette cohérence qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi ils sont là et de rester dans le temps.

Merci pour cet article Emilie !

Avatar de Emilie Delorme

Merci Nouha ! Oui tu as tout à fait raison l’idée est de trouver à chaque fois un lien , un fil entre ces sujets pour garder une cohérence et c’est cela qui renforcera la promesse principale.

Avatar de Manon Misset

Merci pour ce partage de méthodologie. J'ai envie d'écrire aussi sur plein de choses et je me dis que c'est à moi de faire le lien entre tout car pour moi tout a un lien à travers mon histoire. Je vais essayer la méthode de cette coach. Je ne la connaissais pas.

Avatar de Séverine Roussel

J'ai passé des années à dire à mes clients de créer leur newsletter pour ne pas louer leur audience à des plateformes. Et c'est la première fois que je crée sur la durée et que ça me nourrit vraiment.

Bah… j'aurais pu écouter mes propres conseils plus tôt.

Ce que tu décris sur le pattern dans lequel on finit par s'enfermer, je le vis. Une trentaine de numéros et parfois cette sensation que la structure qui m'a libérée au départ commence à me cadrer un peu trop.

Ton article met des mots sur ce que je pressentais. La notion de grands territoires plutôt que de cases étroites, c'est exactement le pas de côté dont j'avais besoin pour regarder ça autrement.

Je repars avec de la matière. Merci.

Avatar de Emilie Delorme

Merci pour ton commentaire Séverine, ce genre de retour où on a le sentiment que ce qu’on écrit résonne et peut même aider d’autres est tellement la raison pour laquelle on écrit !! Merci pour ça déjà !

Et honnêtement si au bout de 30 numéros la structure commence à te cadrer un peu trop, je trouve ça très positif à entendre, parce que la structure a fait son boulot, elle t’a lancée mais maintenant tu la dépasses et tu peux te permettre d’en sortir un peu tout en gardant le lien.

Pour le “j’aurais pu écouter mes propres conseils plus tôt”… je crois qu’on est nombreuses dans ce cas 😅…

Avatar de Séverine Roussel

C'est une belle façon de le voir. Je retiendrai ça : la structure a fait son boulot.

Pour les conseils qu'on ne s'applique pas… je crois que c'est aussi pour ça qu'on finit par les vivre. On les comprend autrement quand on les traverse soi-même.