Discussion à propos de ce post

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Avatar de Rankh Revaza

Je vous remercie pour votre article qui m'a éclairé de manière implicite sur un sujet qui n'aurait rien à voir de prime abord, mais qui est lié en réalité. J'ai l'impression que la question de la ligne éditoriale est liée à une peur inconsciente de ne pas être lu. Et du coup, au fond de nous, on en vient à chercher inconsciemment à chercher une ligne éditoriale rassurante qui rentrerait dans une case et qui correspondrait à ce que les gens voudraient vraiment sur Substack, au-delà de ce dont on voudrait vraiment parler soi-même sur notre newsletter.

Sauf, que dans ce cas c'est le serpent qui se mord la queue. J'ai réalisé que l'intérêt de Substack c'est d'une certaine manière de recruter une armée d'auteurs qui créeront du trafic et des abonnements. Ainsi, tous les articles parlant de Substack ou de la création de newsletter sont plus mis en avant. Donc, chacun d'entre nous est à la recherche d'astuces pour réussir à s'y retrouver sur Substack et pour réussir à faire marcher sa newsletter. Mais, il y a un truc tordu qui s'opère, c'est que les gens ayant appris des choses dans ses articles, se mettent eux-mêmes à parler de Substack ou de toutes les choses qui permettent de réussir sa newsletter. Si bien que la ligne éditoriale de base qu'ils avaient, ne reposera plus sur ce qu'ils veulent, mais plutôt sur ce que le public veut sur Substack à un instant donné.

Et le problème est que sur Substack, la majorité d'entre nous, voulant comprendre comment marche réellement Substack et comment réussir dessus. Sauf que la réussite sur Substack repose sur le fait de donner des astuces à tous ceux qui voudront créer du contenu sur Substack (écriture, branding, marketing, copywriting. Donc, c'est le serpent qui se mord la queue. Des contenus d'astuces et de formation d'une certaine manière, qui vont accoucher d'autres personnes qui feront la même chose, à savoir proposer des astuces et formations. Ainsi, c'est une peu comme une entreprise qui règle un problème immédiat. Ce qui veut donc dire que Substack ne pourra pas remplir la mission de plateforme d'écriture, destinée à la base pour les journalistes, les auteurs, artistes... Ce n'est donc pas destiné à (l'heure actuelle) aux créatifs, artistes, intellectuels, auteurs... Mais j'ai peut-être tort.

Avatar de Gabilavie

Je pense que chacun d'entre nous a son univers interne et sa vision du monde, et que ce qui les compose est, par définition, lié.

Dans un monde qui cherche à stratégiser nos essences, je pense que la difficulté n'est pas de les identifier, mais d'oser les partager. D'oser les exposer dans l'espoir qu'elles transmettent quelque chose, qu'elles résonnent chez d'autres, sans se sentir censuré.

À chaque fois que l'on me demande de définir mon univers, je suis comme paralysée. Je viens à peine de commencer à vivre pleinement mon identité plurielle. Réduire, catégoriser, sérier revient parfois à enfermer.

C'est bon de rappeler que nous vivons dans un monde où les lignes éditoriales de nos vies et de nos expériences n'ont pas forcément vocation à entrer dans des cases, à être enfermées. Il y a quelque chose de beau dans les personnalités qui évoluent, changent et se transforment au gré de leur curiosité et du contact avec la pensée de l'autre.

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