Cette nana, elle a du chien.
L'histoire de l'identité de La Meute
Il y a quelque temps, j’ai écrit une note sur le plus beau compliment au monde, à mes yeux…
Une phrase que j’entends parfois dans la bouche de quelqu’un qui parle d’une autre personne, et à chaque fois, elle me fait quelque chose : « Cette nana, elle a du chien. »
Je ne sais pas exactement depuis quand je suis obsédée par cette expression, mais je sais que si je devais choisir ce qu’on dira de moi dans dix ans, ce serait ça. Moi, je ne veux pas être belle, ni la plus sympa (mais promis, je le suis :)), ni la plus travailleuse.
Moi, je veux avoir du chien, de la gueule, du charisme. Avoir mon truc à moi que personne n’a et qu’on ne définit pas vraiment.
J’ai longtemps été conformiste malgré moi. Des idées plein la tête, des histoires plein les yeux, et pourtant, j’avais tendance à m’effacer, à ne pas trop en faire, à ne pas me faire remarquer. L’impact de notre éducation est parfois tenace…
Peur que ce soit trop, que ce ne soit pas moi. Alors que, dans mon métier, j’ai toujours su que la singularité, le petit truc en plus, faisait tout. Je craignais ce moment dans le process où quelqu’un prend peur que ce soit trop clivant, trop direct, et décide d’arrondir les angles pour rendre plus présentable ce qui aurait dû rester singulier.
Depuis quelques années, je n’y arrive plus. Le conformisme m’insupporte. L’arrivée de l’IA a fini de me rendre allergique à tout ce qui se ressemble : les posts LinkedIn écrits dans le même moule qu’on ne lit plus, même quand on les a sous les yeux ; les influenceuses qui portent toutes le même it-bag, les mêmes it-sneakers ; les marques qui choisissent leurs trois mots de positionnement qui pourraient coller à tous leurs concurrents… Je suis lassée. Lassée de m’ennuyer. Pourquoi les gens ne veulent-ils plus s’amuser ?
Moi, j’aime l’art, la poésie, la nature. J’aime les aspérités, les irrégularités, les cheveux décoiffés, les rides, les faiblesses timidement assumées et les forces qui griffent. Une de mes meilleures amies est « loufoque » et c’est exactement pour ça que je l’aime. Un autre est atypique : seul homme de mon ancienne boîte à porter des costards roses sans jamais se demander si ça faisait trop ou pas assez. J’aime les personnalités qui s’assument. Ils ont un truc à eux que personne d’autre ne pourrait revendiquer.
Alors, ces dernières semaines, après le lancement de mon Substack, je réfléchissais à l’identité de mon journal par ici…
Si ce journal devait avoir un concept , il s’appellerait : La Meute
Avoir du chien… + communauté, donc… meute ? Par opposition au troupeau de moutons tristes, sans voix ni gueule à eux, que sont devenus trop de gens sur trop de plateformes.
Voilà. La Meute, ce serait l’endroit que je construis pour les marques qui ont du chien et pour ceux qui veulent en avoir. Il ne s’agit pas d’une promesse marketing, mais de mon territoire, que j’ouvre à tous ceux qui en ont assez de ressembler.
Waf.
Emilie



J’aime beaucoup le concept !
Et cette idée d’assumer pleinement ce qui nous rend singulier, au lieu de se lisser ou d’arrondir les angles 🙌
La manière dont tu l’as amené est bien trouvée aussi.
En tout cas, contente de faire partie de la meute ! Hâte de voir la suite.
J'adore ! C'est si bien amené !